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Treignac Projet : LeWitt & Lerisse

Treignac Projet

LeWitt & Lerisse

Date

  • 13/07/2019
  • 15/09/2019
  • 14:00
  • 19:00

Info

Cet événement est passé

Exposition Lewitt & Lerisse

13 juillet – 15 septembre 2019
du vendredi au dimanche de 14h à 19h

Vernissage de l’exposition

samedi 13 juillet 2019 à 18h

Lecture de l’exposition par Jerome Felin

samedi 10 aout 2019 à 16h

Pour les journees du patrimoine rencontre “ un artiste regarde un autre artiste” par Francis Limerat

dimanche 15 septembre 2019 à 15h

Rencontres hebdomadaires avec l’artiste Chrystele Lerisse et le commissaire d’exposition Sam Basu

tous les mercredis de 15h à 18h

L’exposition

« Paysages »

L’exposition LeWitt & Lerisse présente côte à côte des dessins significatifs de Sol LeWitt et des photographies de Chrystèle Lerisse, artiste contemporaine qui a choisi de vivre dans la campagne rurale de la France. Sur fond de changements politiques, de mouvements de civilisations, et des sentiments d’insécurité qui caractérisent notre époque, la volonté du commissaire Sam Basu est d’inscrire l’exposition dans l’histoire de l’art mais aussi dans l’histoire contemporaine. L’exposition explore l’utilisation des systèmes et la force affective du travail des deux artistes. Pourquoi affective? Parce que cette notion explore comment un système émotionnel rend le monde accessible. On ne part pas de l’intérieur, mais de la relation. Bien qu’ils ne soient pas de la même génération, ni ne vivent sur le même continent, ni n’orientent leurs travaux de la même manière, Lerisse et LeWitt utilisent le processus et la série qui codent. Ces deux systèmes sont considérés comme premier : ils prennent le pas sur les objets et le sens qu’ils transmettent. Ce code, au-delà de la simple mécanique du programme est un moulage/une empreinte profondément complexe de notre histoire au travers de ce qu’Heidegger nommait « stimmung »1 . Pour Heidegger il y a une mélodie du monde. L’ensemble de cette notion peut se traduire en français par tonalité. On peut également parler de « vibe »2 . Le travail de LeWitt est fortement influencé par les théories de développement de l’information et de la communication de son époque. Il réorganise la relation entre l’artiste, le regardeur et l’œuvre de telle sorte qu’elle pourrait être comprise comme un processus de communication et non comme la questionnement d’une idée ou d’une signification. Si on prend le concept du système social comme Niklas Luhmann l’a développé 3 , les systèmes devraient être compris comme une série de simplification des données écrasantes et chaotiques de notre environnement afin que la transmission d’information soit possible. Cela met en place une opposition entre système et environnement ; des systèmes se croisent/se coupent avec des sous-systèmes et sélectionnent/ créent des différenciations de système. Des systèmes autoproduits par la communication – « la communication communique qu’elle communique »4 – évoluent, changent et se traitent en cas de défaillance. Cette structure récursive permet l’émergence de significations d’ambiance qui s’intègrent dans l’espace de possibilités du système. Avec le travail de Chrystèle Lerisse, la relation du système à son environnement (définit comme ne pouvant pas entrer en communication) s’impose avec force. Le système résiste aux éléments qui veulent entrer par l’extérieur, surtout si ces éléments menacent l’intégrité interne du système. La visibilité et la capacité à produire du sens sont définies par le système qui génère ce sens. Or dans le travail de Lerisse, la question de l’espace frontière s’articule entre un environnement chaotique qui déborde et une intériorité (déstabilisée). L’artiste suggère qu’une transformation, une évolution et un traitement au-delà du système sont possible. Ses séries promettent toujours plus. Leur apparence incomplète et fantomatique code plus qu’un simple bruit environnemental. La Frontière se situe entre un espace extérieur qui est inarticulé et un espace sensoriel/ signifiant ; entre environnement et système. Sa Frontière est une complainte, un cri/un appel pourtant sans mot, qui déjà émerge d’une nouvelle dérivation, une communication qui n’est pas encore compréhensive, mais qui arrive.

Chrystèle Lerisse

Chrystèle Lerisse est née au Mans en 1960. Elle entre en photographie en 1975 et fait son apprentissage avec Gilles Kervella (prix Niepce 1980). À partir de 1985, elle développe son travail esthétique où l’utilisation de l’argentique et du noir et blanc sont immuables. Elle détruit ses négatifs après la réalisation de ses tirages. Ses oeuvres sont donc des tirages d’époque, des vintages. Chrystèle Lerisse invite à un regard des plus exigeants. Toujours situé dans une proximité immédiate de la substance visible des choses photographiables. La lumière est la grammaire de sa pratique réfléchie de photographe. Tant par le format qui impose un questionnement sur la signification classique du cadrage, que par son traitement du noir et blanc, elle nous oblige à dépasser toute lecture conformiste ou convenue du regard et de la réalité photographiée. L’édition, également, est une constante chez Chrystèle Lerisse. Le livre fait partie de sa culture et du dispositif créatif de l’artiste. Il est indissociable de son oeuvre depuis 1985. Ses photographies ont été exposées en galeries, en musées, en centres d’art en France, en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. Son travail a été présenté sur les salons d’art : Paris Photo, Art Paris Art Fair, Aipad New York, Art Bâle, Art Brussels, Salon de Montrouge.

Sol Lewitt

Né le 9 septembre 1928 à Hartford, Connecticut USA – mort le 8 avril 2007 à New York, USA. Après avoir étudié à l’Université de Syracuse, école des beaux-arts de l’État de New York et à la Cartoonists and Illustrators School, il voyage en Europe où il se familiarise avec les maîtres de la peinture avant de servir dans l’armée américaine pendant la guerre de Corée. Plus tard, il travaillera comme graphiste dans le cabinet de l’architecte Ming Pei ce qui lui permet de mettre en forme ses idées artistiques, notamment en ce qui concerne la précision géométrique. De plus, sa collaboration avec des architectes modifie son appréciation de l’art et lui fait réaliser que les artistes, notamment les architectes, ont parfois besoin de l’aide d’autrui. En 1960, il est recruté en tant que réceptionniste par le Museum of Modern Art (MoMA), où il rencontrera les différents artistes comme Robert Ryman, Dan Flavin et Robert Mangold, ainsi que la critique d’art Lucy R. Lippard. Dès lors, inspiré et rattaché à l’art minimal américain, il s’en détachera pour développer une pratique artistique plus conceptuelle. Il aura sa première rétrospective en 1978– 1979 au Museum of Modern Art, New York.

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